Kisangani, 9 octobre 2025 — L’indignation est à son comble dans la province de la Tshopo, après les récents événements tragiques survenus à Isangi. Mme Véronique Mokoto, fondatrice de la Fondation Impossible n’est pas Véronique Mokoto et membre du cabinet du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a vivement condamné le climat de manipulation politique et de violence qui secoue la province.
Selon elle, les députés provinciaux de la Tshopo sont devenus la cible privilégiée de la manipulation orchestrée par le gouverneur, alors même que la population fait face à une insécurité grandissante et à une série de rumeurs malsaines sur de prétendues pratiques rituelles. Ces allégations infondées de « disparition des sexes masculins » ont, selon Mme Mokoto, « engendré un climat de peur et de barbarie, plongeant la province dans une spirale de violence inacceptable ».
Dans un ton empreint de colère et de compassion, elle s’est insurgée contre le silence et l’inaction des autorités :
« Tout cela ne concerne pas nos députés provinciaux ni leur manipulateur. Pour eux, ce qui compte, c’est l’argent », a-t-elle martelé.
Son cri d’alarme intervient après le meurtre atroce de Matthieu Mosisi, expert en santé publique, et de son équipe médicale en mission officielle à Yafira et Ilambi. Ces professionnels, envoyés pour une enquête sanitaire, ont été lynchés, brûlés vifs, puis jetés dans l’eau par une foule manipulée par la peur et l’ignorance.
Mme Mokoto a appelé les autorités provinciales, souvent absentes de la ville, à agir sans délai au-delà des simples communiqués, pour restaurer la paix et la confiance entre institutions et citoyens :
« Nous condamnons fermement cet acte criminel et exprimons toute notre solidarité envers la famille de mon frère, le docteur Matthieu Mosisi », a-t-elle déclaré, la voix chargée d’émotion.
Elle a formulé plusieurs recommandations urgentes, notamment :
L’ouverture d’enquêtes approfondies pour identifier et sanctionner les auteurs de ces crimes ;
Une vaste campagne de sensibilisation contre les rumeurs destructrices et les violences communautaires ;
Le renforcement de la sécurité des agents de santé et de toute la population dans la Tshopo.
Pour Véronique Mokoto, l’heure n’est plus aux discours creux :
« Il faut des actes forts pour que ces drames ne se reproduisent plus. Chaque vie perdue par ignorance est une honte pour nos dirigeants », a-t-elle conclu.
Alors que les tensions persistent et que les rumeurs continuent de se propager, l’appel de Mme Mokoto résonne comme un cri du cœur pour la raison, la justice et la dignité humaine dans une province meurtrie mais encore debout.
La Rédaction
