Cette interpellation de la société civile du congo, SOCICO branche du Haut-uele, est contenue dans la correspondance adressée à l’union nationale de la presse congolaise (UNPC -Haut-uele en particulier), suite à son constat qui se résume à une situation qualifiable d’une dérive médiatique dans la sphère médiatique du Haut-uele en général et d’Isiro en particulier.
Dans cette correspondance datée du 10 juillet 2025, la SOCICO Haut-uele appelle les responsables des radios locales par l’UNPC à refuser l’espace aux acteurs politiques qui se passent pour des acteurs de la société civile en violation des textes légaux les régissant et les organisant: ” Monsieur le président, nous avons par notre lettre sus vantée en concerne, adressée aux directeurs des radios locales d’Isiro, interdisant à certains de nos collègues de la société civile du congo ( SOCICO) qui ont fait le choix de virer dans la politique en tant que candidats titulaires ou suppléants dans tel parti ou regroupement politique de la majorité ou de l’opposition, de cesser de parler, d’engager ou de faire de déclarations au nom de la SOCICO, car ils sont d’office écartés de la structure et cela conformément aux textes juridiques de la SOCICO, vue son apolitisme.
Chose étonnante, cette interdiction souffre encore de son applicabilité par certains Directeurs qui font passer des personnes sans qualités aucunes sur les antennes pour injurier, outrager et diffamer les autorités établies. Alors qu’ils sont sensés gérer l’éthique et la déontologie journalistiques”, lit-on dans cette correspondance de Garry Lituta, Coordonnateur provincial de la Société civile du congo( SOCICO Haut-uele).
Par ailleurs, la SOCICO Haut-uele interpelle et appelle par cette correspondance, les autorités publiques à agir, chacune dans ses compétences régaliennes, pour le respect de la réglementation des libertés publiques et la liberté de la presse en vue de l’ordre public et la paix.
Il faut signaler qu’à part l’UNPC présente dans certaines provinces, l’Etat doit penser à mettre en place en provinces les coordinations provinciales du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication ( CSAC), afin d’appuyer l’instance nationale dans la réglementation du contenu médiatique en difficulté de maîtrise et d’orientations dans la province du Haut-uele en particulier.
Rufin Asemane, Journaliste-Editeur www.voixdeluele.net
